Utiliser moins de produits cosmétiques et de soin peut réduire rapidement l’exposition à plusieurs substances chimiques incluant des perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés, selon une étude publiée le 7 avril dans Environment International par des chercheurs de l’Inserm, de l’Université Grenoble Alpes et du CNRS, au sein de l’Institut pour l’avancée des biosciences et soutenue par la Commission européenne. Menée auprès d’une centaine d’étudiantes, elle montre que diminuer le nombre de produits cosmétiques et de soin utilisés et recourir à des alternatives exemptes de plusieurs composés suspectés d’être d’avoir des effets néfastes sur la santé (dont le méthylparabène et certains phtalates) s’accompagne d’une baisse des concentrations urinaires de ces substances en seulement cinq jours. Une diminution de la concentration du bisphénol A est également observée. Cette substance, classée par l’Union européenne comme « très préoccupante », est un perturbateur endocrinien et reprotoxique avéré, désormais interdit dans les cosmétiques.
Le maquillage c’est pourrie et l’industrie cosmétique aussi, épisode 2026
Les industriels s’inquiétaient de la classification potentielle CMR de certaines substances, comme le paracymène ou l’acétophénone, utilisées notamment en parfumerie. Ils critiquaient également les difficultés à obtenir des dérogations.
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